Suite de l'affaire, aujourd'hui dans les DNA d'Alsace
Les chiens condamnés toujours à la SPALe 22 février, la présidente de la SPA de Haguenau s’était vu notifier l’obligation d’euthanasier, avant un mois, plusieurs chiens de son refuge proposés aux particuliers et classés dangereux. Sabine F. n’en a rien fait.
En début de semaine, la brigade de gendarmerie de Bischwiller a passé un coup de téléphone à Sabine F. Elle voulait savoir si la présidente de la SPA de Haguenau avait appliqué l’obligation qui lui avait été faite, fin février, d’euthanasier plusieurs chiens de son refuge :
Environ cinq ou six chiens classés dangereux et proposés aux particuliers sur le site internet de l’association alors que la loi interdit «la cession, l’acquisition ou l’importation »
Sabine F. avait alors un mois pour s’exécuter, mais clamait son intention de rien n’en faire (DNA du 27 février)
Aujourd’hui, alors que le délai est passé, elle n’a pas changé d’avis. Aux gendarmes, elle a donc répondu que les chiens étaient toujours vivants. Au cours de ce mois, la SPA a préféré demander à un vétérinaire et un éducateur comportementaliste de « tester » les chiens, et leurs dangerosités. « Des tests en situation, hors du refuge précise Sabine F. Des simulations de passage de poussettes, d’agressions, d’évanouissements… Un concentré de situation stressante. » Au total, sept chien- ceux concernés pas l’euthanasie et un ou deux autres – ont passés ces épreuves. « Tous ont passés positivement les tests », indique Sabin F.
Ils ne seraient donc, selon elle, pas plus dangereux que les autres.
La SPA de Haguenau, qui assure avoir reçu, « de nombres courriers de soutien » et disposé d’une pétition signée par « 12000 personnes », attend désormais la décision du parquet de Strasbourg, qui n’était pas joignable hier, quand à la poursuite de l’affaire. Sabine F. indique avoir proposé au procureur « la création d’un contrat de famille d’accueil » pour ces chiens, grâce auxquels ils seraient placés, « mais resterai la propriété de la SPA ».
Si la condamnation des chiens à l’euthanasie est maintenue, Sabine F. entend se battre en justice, avec l’avocate de la SPA, pour leur survie.
« J’aimerai que les gens prennent consciences qu’il n’y a pas de chiens gentils ou méchants, explique-t-elle. L’animal n’est que le reflet de ce qu’on veut bien en faire. J’aimerai que l’on nous fasse confiance et que l’on laisse vivre ces chiens. »
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