Loulou-Li-Buck : La danse, la tristesse et la sérénité
J’ai fait plaisir à la Deux-Billes en dansant avec elle (ou plutôt, en essayant….en dépit de ma maladresse….)
On a bien ri, tous les deux…(enfin, pour ce qui me concerne, c’était un rictus, qu’elle a bêtement pris – dans son emballement – pour un rire. Ne tentez jamais de comprendre la Deux Billes : elle a une fâcheuse tendance à prendre ses désirs pour des réalités. C’est quasiment pathologique, chez elle).
Après la danse, on s’est vautrés sur le tapis qu’elle vient d’acheter et que j’affectionne tout particulièrement : il est tout doux et est doté de bien plus de poils fins que moi.
J’ai bien vu ensuite, qu’elle était victime d’un « coup de blues » comme vous dites chez vous.
Elle s’est mise à pleurer., :: moi qui suis sourd je n’ai rien entendu mais j’ai bien vu les larmes couler sur ses joues et j’imagine que ça a fait tout de même du bruit.
Je me suis étendu à ses côtés. Je ne pouvais rien faire d’autre, sauf comprendre que quelque part, ma Deux-Billes avait un petit problème que je ne pourrai pas résoudre, si ce n’est que de lui apporter mon soutien…
Ensuite, La Deux Billes a cessé de pleurer et a décidé de me brosser pour « me faire beau », comme elle dit.
Je DETESTE cet exercice.
Nous nous sommes donc battus : moi, je lui ai montré mes chicots tout jaunes, histoire de lui faire peur. Manifestement, cela ne l’a pas intimidée : elle m’a renversé sur le côté gauche pour continuer à mieux me torturer, à l’aide de son affreuse brosse….
Je voulais qu’elle cesse de pleurer, je voulais qu’elle « renaisse » en quelque sorte. Alors, j’ai joué le jeu. J’ai fait semblant. Pour qu’elle recouvre un semblant de sérénité. Donc :
Au bout d’une heure de combat, ma Deux-Billes, échevelée et vaguement démaquillée, s’est dirigée en direction de la cuisine avec une ENORME touffe de poils qui me semble-t-il émanait de mon charmant petit corps , qu’elle a jetée dans sa poubelle, avec un immense soupir de satisfaction.
Harrassée, à genoux, elle m’a tendu un biscuit, que j’ai englouti goulûment.
J’ai compris qu’il s’agissait d’une récompense : mais je ferais semblant de ne pas le comprendre, la prochaine fois (hi hi hi )
Je dois reconnaître que je me sens mieux depuis qu’elle s’est acharnée sur mon magnifique pelage : je me sens en effet un peu plus léger, mais bon, il va bien falloir à ma Deux Billes préférée à apprendre qu’ON NE DIRIGE PAS UN BUCK COMME CA !!!!
Et en plus, j’ai réussi à lui faire croire qu’elle m’est indispensable…..Loulou-Li-Buck
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Dans l'écriture, la main parle; et dans la lecture, les yeux entendent les paroles.