M. Buck
Le lac des cygnes
Aujourd’hui, je l’ai trouvée très belle….
Elle marchait le long de la plage, en face du lac, des mouettes et des canards ( nous oublierons les cygnes, qu’elle déteste : ils ont eu le toupet de s’attaquer à Mme Tara, Golden Ret qu’elle ADORAIT, avant moi, bien entendu….).
Elle était (encore et toujours) enveloppée de son manteau « Sophie Marceau ». Je commence à en avoir marre, de celui-là….
On s’est assis sur ses rochers préférés, ceux-là même où elle rédige ses petites histoires sensées nous faire rire…..
Ils sont plutôt inconfortables, ces rochers, à mon goût. Mais bon, comme je suis de bonne intelligence….Je m’adapte. Enfin, je fais en sorte….
Je l’ai donc écoutée en silence marmonner quelques paroles parfaitement stupides et emplies de chagrin, mon cucul inconfortablement placé entre deux rochers très, très durs…
En bon berger allemand, j’ai bravement serré les dents, (enfin, ce qu’il m’en reste) tout en lui tendant ma papatte droite pour la soutenir moralement.
Un gros nuage est passé, devant nous. Elle a cessé de parler, tout en le contemplant…
Quant à moi, j’en ai profité pour changer de position (non, franchement, j’avais vraiment trop mal à mon cucul, alors, j’ai changé de rocher…).
Pensive et toujours enveloppée de son grand manteau, (My God, si je pouvais le déchirer de mes chicots, celui-là)
Elle s’est en allée. Je l’ai suivie. Un tout petit bout de chemin. Jusqu’à ce que je rencontre une petite plage : elle était merveilleuse, cette petite plage. Emplie de petits cailloux qui s’accrochent irrésistiblement aux coussinets de nos papattes poilues….
Puis, ils sont arrivés. Ils étaient deux. Ils m’ont sauvagement attaqué. Deux magnifiques cygnes.
Je n’ai plus vu ma Deux-Billes : je l’ai juste entrevue, armée de bâtons, embrigadée dans son fameux manteau, en train de défendre ma peau devant ces deux horreurs, tandis que je prenais courageusement la fuite, en direction de notre appartement.
Nous nous sommes retrouvés devant le pallier.
Son manteau était en loques, tandis que j’étais indemne.
Et c’est là qu’elle m’a lançé, avec son œil au beurre noir : je t’aime, mon Buck. Personne ne pourra jamais nous séparer. SURTOUT PAS LES CYGNES…..
Le Grand Buck
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Dans l'écriture, la main parle; et dans la lecture, les yeux entendent les paroles.