Loulou-li-buck
Ma Serenade et moi – notre histoire d’amour
J’étais dans ma cage, et me morfondais derrière mes barreaux.
Le petit aspirant chien qui était enfermé avec moi ne cessait de me hurler dans la noneille droite, - ce qui, entre parenthèses – n’a pas arrangé mon problème de surdité….
Elle s’est avancée vers moi, l’air fier, une vieille laisse à la main, dont je me souviens que la couleur m’a, d’emblée, déplu….
Je me rappelle que ses petites fesses étaient enveloppées dans un jean moulant…..
Je me rappelle aussi que nous nous sommes dit bonjour, pour la première fois, un bonjour qui allait perdurer durant tout le parcours qui allait forger le chemin de notre vie commune,
parsemé d’un amour réciproque et indéfectible….
Car : ce fut un magnifique coup d’amour.
Non, pardon : je voulais dire : un sacré coup de cœur……
Enfin, bref : suivez-moi : je l’ai vue, je l’ai aimée – elle m’a vu et m’a adopté….
Comment dire les choses : elle, ses petites fesses, son jean et moi , nous avons parcouru de longs kilomètres, ensemble, main dans la laisse., au bord du lac, auprès de ses amis les canards et leurs sœurs les mouettes ainsi que nos ennemis les magnifiques cygnes d’une blanche pureté qui ne pensaient qu’à une chose : bouffer le pain de ma Deux.Billes et, au passage, me faire la peau…..
En bref, nous en avons tous vécu de longs et très bons moments, elle, ses fesses, son jean et moi, au bord du lac, en regardant les vagues venir se casser la gueule sur nos rochers préférés.
Je me rappelle aussi qu’un jour, je suis allé la réveiller au milieu de la nuit : à ma grande honte, j’ai constaté que mes intestins me jouaient un vilain tour.
Echevelée et le visage défiguré par les marques de son oreiller, ma Deux-Billes a néanmoins courageusement jeté ses petites fesses dans son jean et enfilé un pullover – à l’envers, comme d’habitude – pour cheminer doucement à mes côtés, sa mimine congelée par le rude froid posée sur ma tête, tandis que je me soulageais bruyamment de mes petits soucis….
Je me rappelle, enfin, ce fameux jour où elle m’a emmené su Tierspital, pour me sauver la vie ; en effet, malgré ma très vive intelligence, j’ai ai été victime de ce que l’on appelle « le syndrôme vestibulaire » soit : J’ai eu un problème d’oreille interne qui a généré des symptômes pas très graves, mais néanmoins alertants :je titubais et tombais bêtement, comme un idiot, un peu partout…
Ses petites fesses, son jean et ses nouvelles chaussures sont venus me récupérer quelques jours plus tard..
L’ensemble du personnel hospitalier pourra en témoigner : lorsque nous nous sommes revus, après 4 jours de séparation, nous sommes restés très dignes :
Quand elle m’a aperçu, tenu en laisse par le gentil jeune médecin qui s’était occupé de moi, elle a jeté au loin son sac à mains, comme s’il n’existait plus.
Elle a couru vers moi.
Et moi, quand je l’ai vue et que je l’ai reconnue, j’ai hurlé comme un loup, en me jetant sur elle….
Je l’ai rapidement attrapée par le poignet en lui indiquant le chemin de la sortie, tout en attrapant, au passage et lestement, son sac : Ben vouis, il y a l’argent de mes croquettes, dedans…. Je perds par le Nord, moi…
C’est à ce moment que je me suis rendu compte que j’ai une très belle voix….
Loulou-Li-Buck
----------------
Dans l'écriture, la main parle; et dans la lecture, les yeux entendent les paroles.