1) Aspects généraux de la punition :
- une punition doit TOUJOURS être donnée sur le moment ou le chien a un comportement pas acceptable. Il faut le prendre sur le fait, 1 minute après c'est trop tard, le chien ne fera plus la relation entre son geste et la punition.
- une punition est un geste éducatif, pas un défouloir. Alors même si on est trés énervé, on ne s'acharne pas sur le chien. Il faut punir sans état d'âme (pas de regrets après et de demande de pardon). Il faut punir justement : adapté à la faute. Il faut punir sans rancune, on punit et puis c'est terminé, on passe à autre chose.
- une punition doit être adaptée à la sensibilité du chien : pour certains un simple NON un peu fort aura autant de portée qu'un coup. Il ne faut pas punir trop fort : le chien pourrait se sentir agressé et avoir une réponse d'auto défense.
- arrêter de suite la punition si le chien fait un geste d'apaisement. Cela veut dire "ok je me rend j'ai compris" et le chien ne comprendrait pas que l'on continue quand même à le punir.
2) Types de punitions :
- verbale : dans ce cas ne pas faire de long discours, un NON qui claque, ou VILAIN CHIEN (ou autre mot). Essayer d'avoir une voix la plus grave possible (se rapprochant d'un grognement).
- On peut appuyer avec une posture : sourcils fronçés, corps en avant. Attention pas penché au dessus du chien qui est plus une posture dominante qu'une punition, le chien pourrait prendre pour une agression.
- isolement social : on enferme le chien fautif seul dans une pièce fermée. On peut dire NON, on attrape le chien et on le met dans la pièce. On attend soit qu'il se calme, soit 10 minutes et on ré ouvre la porte sans rien dire (la punition est terminée et on passe à autre chose).
- punition corporelle : une tape sur le derrière n'a jamais tué personne et si la bétise est vraiment grosse ..... Il ne faut pas frapper pour faire mal bien sûr. On peut frapper avec la main : le chien fait très bien la différence entre la main qui caresse et celle qui punit (c'est la même chose avec sa gueule qui peut mordre ou lécher). La punition corporelle est le principe du collier étrangleur, des divers colliers anti aboiements ou des clôtures electriques.
- punition par détournement : on envoie par exemple une bouteille pleine de gravier derrière un chien qui aboie (ou corne de brume, ou autre bruit...). Le bruit va le distraire de son action.
- punition et reconditionnement positif : la technique qui marche le mieux. On punit le chien et on lui propose en suivant d'accomplir une action récompensée. Par exemples : le chien qui aboie est punit par le bruit qui va le surprendre et en suivant on le rappelle et grosse récompense quand il revient. Le chien agressif au bout de sa laisse en sortie : on le punit par la saccade sur le collier et en suivant on l'appelle afin qu'il vous regarde ou s'assoit et récompense (il a arrêté de se fixer sur ce qui le rendait agressif).
Dans ces cas la récompense doit vraiment être interessante pour le chien. Parmis les récompenses les plus apréciées des chiens, on trouve la récompense alimentaire (morceau de fromage par ex). Le docteur Dehasse préconise même de garder le chien à jeun dans les cas de chiens "difficiles" ou très ancrés dans leurs mauvais comportements afin que la récompense alimentaire ait plus d'attraction pour le chien.
Enfin comme pour le clicker, la récompense doit être systématique au début puis devenir aléatoire (afin d'entretenir l'intérêt du chien).
3) conclusions :
- Personnellement j'essaie d'éviter au maximum la tape sur le derrière ou la claque car je pense que ce n'est pas forcemment le meilleur moyen de punir son chien.
Mais, on ne peut pas ne pas en parler.
Et il y a des cas ou il faut réagir de suite et marquer l'esprit du chien (en cas de grosse bêtise), alors cela peut être une solution pour indiquer de manière claire au chien que son comportement est tout à fait inaceptable.
Comme je le disais plus haut, il ne faut pas frapper pour faire mal, mais pour marquer l'esprit du chien.
- Je condamne totalement l'utilisation du collier électrique que je trouve "barbare", à la limite de la maltraitance.
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