Coup de gueule contre le Projet de loi sur les chiens dits dangereux!
Le Grenelle de l'Environnement poursuit actuellement ses consultations à travers la France, travail qui permettra, d'ici à fin octobre d'établir un vaste plan d'action à destinations des problématiques écologiques et environnementales.
Beaucoup de sympathisants de la cause animale ont fait part de leur déception à ne pas voir inscrit parmi les thèmes abordés, celui de l'animal. En effet, si toutes les préoccupations de protection animale ne pouvaient trouver un écho favorable au sein du Grenelle de l'Environnement, certaines d'entre elles méritaient d'être traitées, et notamment une réflexion réelle et objective sur la place de l'animal domestique dans la ville et en milieu rural.
L'actualité sur les chiens dits dangereux et les graves accidents survenus dernièrement ont amené le Gouvernement à proposer une série de mesures visant à prévenir ces drames. Ces mesures, discutées devant le Sénat et l'Assemblée Nationale, sont, de l'avis de tous les professionnels et acteurs de la filière canine, parfaitement insuffisantes, voire contre-productive au regard du but poursuivi. Ces mesures axées essentiellement sur la notion de chiens dangereux n'ont pas fait l'objet d'une réflexion globale. Il n'y avait pas urgence à légiférer sur le sujet. La réflexion que la SPA propose aujourd'hui de mettre en œuvre s'articule autours de mesures concrètes, préventives et informatives, qui permettrait de traiter ce sujet avec toute l'attention qu'il mérite et non de façon malsaine comme c'est aujourd'hui, malheureusement, le cas.
Pour un traitement efficace, il convient d'établir un diagnostic exact de la situation :
- Quelle est la situation du commerce de l'animal de compagnie aujourd'hui en France ? Qui commercialise, qui achète ? Quelle est l'étendue des contrôles effectués ?
- Dans quelles conditions se sont déroulés les accidents par morsures ?
- Qu'en est-il de la formation de ceux qui ont ou souhaitent acquérir un animal ?
- Surtout, qu'est-ce qu'un « chien dangereux » ?
Sur ce dernier point, la SPA tient à souligner qu'il n'existe pas de prédisposition génétique chez certaines races de chiens. L'animal, insuffisamment sevré, mal éduqué peut développer des signes d'agressivité, quel que soit sa race. C'est là une erreur fondamentale que faire dépendre l'agressivité d'un animal par rapport à sa race. Tous les spécialistes s'accordent sur ce point et l'ont fait valoir auprès du Ministère de l'Intérieur lors de simulacres de réunions de concertation.
Le Gouvernement a aujourd'hui la possibilité de faire marche arrière et pousser plus avant la réflexion, en retardant l'examen parlementaire d'un texte incohérent, confus et témoignant d'une grave méconnaissance du sujet.
Le projet de loi stigmatise certaines races de chiens, en les estampillant « dangereux » et donc « destinés à l'euthanasie » si les maîtres ne se conforment pas à un suivi drastique. A une époque où chacun s'accorde sur la place de l'animal au sein de la société et de la famille, ou chacun prône le nécessaire respect du vivant, où chacun souhaite inscrire sa démarche dans une optique de développement durable, que penser d'une disposition qui prévoit la mort d'un animal qui n'a encore pas montré le moindre signe d'agressivité ?
Cette disposition mettra encore plus - est-ce possible- en difficulté les refuges des associations de protection animale, qui seules et sans subvention de l'Etat gère le quotidien de la misère animale et de l'abandon. La SPA ne cautionnera pas cette disposition et refusera toute euthanasie injustifiée ou fondée sur un principe de « délit de sale gueule ».
Par conséquent, la SPA propose comme cadre de réflexion :
- La formation des propriétaires de chiens, qui du fait d'un comportement suspect, pourraient présenter un danger,
- L'interdiction pour les particuliers de commercialiser les animaux domestiques
- La formation, l'éducation et l'éventuelle pénalisation des propriétaires, lorsque le chien est utilisé à des fins non-conformes à leur destination d'animal domestique,
- Un meilleur contrôle des structures d'élevage et des importations d'animaux de compagnie.
- Une campagne de communication à destination du grand public, initiée par les Ministères de l'Agriculture et de l'Intérieur en partenariat avec des acteurs de la filière canine tel que la SPA
- Une campagne de sensibilisation dans les écoles
Le bon sens dicte aujourd'hui notre démarche. Aujourd'hui les Pitbulls, demain d'autres, et après-demain ? Il y a 8 millions de chiens en France, soit 10 à 15 millions de personnes qui vivent à leur contact, les aiment et s'en occupent, pour la plupart, correctement. Comment expliquer à ces personnes, électeurs de surcroit, qu'en période de prise de conscience sur les questions écologiques et environnementales, le Gouvernement souhaite tuer des animaux, sous le seul prétexte qu'ils sont nés Pitbulls et non bergers allemands ou labradors ? Qui le comprendra ?
La SPA en appelle aujourd'hui à la responsabilité des élus et du Gouvernement pour que cesse cette volonté de réagir rapidement, sans réflexion et concertation préalable. Plus que d'une nouvelle loi bâclée, l'heure est à la concertation entre tous les partenaires
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Marraine de Lilou la fifille à Sylvie
et marraine de Genka
Nanou la marraine de Emma
Magaly marraine d'Emma Dudu et Gaïa
