Pas de radio pour une dysplasie avant 12 mois... En théorie...
Mais un chiot dysplasique se remarque très rapidement, et on ne peut attendre un an avant de prendre en compte cette maladie lourdement invalidante.
Donc on fait quoi ?
Il y a effectivement possibilité d'intervenir chirurgicalement (la symphysiodèse) avant les 5 mois du chiot, de façon à ouvrir le bassin, et donner une chance au futur chien...
Dans ce cas, il faut faire la radio, même si les os sont encore cartilagineux, cela donne un idée de la situation...
Pour info :
LA SYMPHYSIODESE PUBIENNE JUVENILE :
La symphysiodèse pubienne juvénile est une nouvelle technique chirurgicale pour traiter la dysplasie de la hanche. Elle est en fait une méthode préventive puisqu’elle est réalisée, dès le très jeune âge, sur des patients asymptomatiques jugés susceptibles au développement d’arthrose coxofémorale.
Principe : Il y a cautérisation de la symphyse pubienne (1/2 craniale de la symphyse pelvienne ) qui entraîne une nécrose thermique des chondrocytes germinaux. Cette nécrose a pour conséquence une fermeture prématurée et une union osseuse de la symphyse. La portion ventromédiale du bassin demeure ainsi sous-développée alors que sa portion dorsolatérale croît normalement. Il en résulte une rotation ventrolatérale de l’acétabulum au-dessus de la tête fémorale et une amélioration subséquente de la conformation de la hanche.
L’ampleur de la ventrolatéralisation de l’acétabulum est directement associée à l’âge du patient lors de l’intervention chirurgicale. Cette intervention améliore de façon significative la conformation du bassin lorsqu’elle est réalisée à 15 ou 20 semaines d’âge. L’amélioration est cependant plus appréciable si l’intervention est réalisée à 15 plutôt qu’à 20 semaines.
Candidats : Tout patient de moins de 20 semaines avec une laxité articulaire passive jugée à risque pour le développement éventuel d’arthrose coxofémorale. L’index de laxité, mesurée à partir de la méthode PennHIP est, pour l’instant, l’outil utilisé pour déterminer la susceptibilité au développement d’arthrose. Théoriquement, tous les chiens dont l’index est supérieur à 0,3 sont considérés susceptibles. Cette valeur était donc celle utilisée dans les différentes études. Les inconvénients :
La majorité des chiens ont un index de laxité supérieur à 0,3.
Une importante proportion de chiens avec un index supérieur à 0,3 ne développent jamais d’arthrose, donc ne requièrent pas cette intervention.
Le candidat idéal est donc difficile à définir.
Post-opératoire : Aucune restriction particulière autre que celle associée à la plaie chirurgicale.
Complications : Les complications sont rares et généralement bénignes.
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