Paris, le 10 septembre 2007 – Alertée par l’association suisse « SOS Chats de Noiraigue », la
FONDATION BRIGITTE BARDOT dénonce le scandaleux trafic de peaux de chats qui s’est opéré en toute impunité entre la Suisse et la France.
Choquant ? Le commerce de peaux de chats est pourtant légal sur le territoire suisse.
L’importation, elle est tout à fait interdite en France. Il semble cependant facile d’en recevoir par colis postal, comme a pu le démontrer une correspondante de SOS Chats.
Un « cadeau » particulier
Lorsque Tomi Tomek, cofondatrice de l’association SOS Chats, se fait passer pour une cliente et appelle une tannerie de Coire (dans les Grisons), le patron lui confirme qu’il dispose d’une centaine de peaux de chats en stock, de couleur et de poils variés. Il déclare même envoyer « 10 000 paquets par an en Suisse, en France et en Allemagne »…
La commande passée, elle reçoit chez elle trois peaux, indiquant la race : « Felis Catus » (= chat domestique) et la provenance : la Suisse.
Conscient de l’interdiction d’exporter ces peaux en France, le patron prend soin d’envoyer un colis sans inscription, avec la seule mention « cadeau », et une facture dans un courrier séparé.
Selon le vendeur, les chats proviennent de tirs de gardes-faune ou de paysans en hiver, « lorsque le pelage est bien épais ».
Un détail choque néanmoins : si c’est le cas, alors où sont les blessures des balles ?
La secrétaire en dit un peu plus à une sympathisante de l’association : les chats seraient, selon elle, capturés dans les jardins…
Les 3 peaux de chats reçues par colis, ainsi que la facture

L’étiquette « Felis Catus »

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Une absurde croyance populaire
« Les amateurs de peaux de chats motivent leur achat par des rhumatismes à soigner », rapporte la vendeuse. Une affirmation totalement fausse : les peaux de chats n’ont d’abord aucune vertu magnétique, et en termes de conservation de la chaleur, il est prouvé que les textiles modernes sont bien supérieurs aux peaux d’animaux. Même les Inuits ne sortent plus au froid arctique vêtus de peaux d’ours blanc, mais dans des combinaisons en Gore-Tex® doublées de fourrure synthétique !
L’appui de la France est nécessaire
Scandalisée par cette importation illicite, la Fondation Brigitte Bardot a contacté ce matin les Ministres français de l’Economie et de l’Agriculture, afin de les sensibiliser d’urgence sur le sujet.
En effet, la France a adopté le 13 janvier 2006 un arrêté ministériel interdisant « l’introduction, l’importation et la commercialisation » de peaux de chiens et de chats. Dans quelques jours, la France, comme tous les Etats membres de l’UE, aura à statuer sur la proposition de la Commission Européenne d’interdire toute forme de commerce de peaux de chiens et de chats. Il est indispensable que la France soutienne ce règlement, le défende, et adopte une démarche diplomatique auprès de la Suisse afin qu’elle prenne des dispositions similaires.
Brigitte Bardot est également intervenue à ce sujet auprès de la Présidente de la Confédération Suisse, Mme Calmy-Rey. La Suisse, qui interdit le commerce de peaux de chiens et de chats, en autorise néanmoins la production locale.
Brigitte Bardot a déclaré aujourd’hui « quelque soit l’espèce, la production de fourrure me révolte car le martyr d’animaux sauvages élevés intensivement dans des hangars, enfermés dans des cages, ou bien piégés dans la nature, ces millions d’animaux gazés, électrocutés, parfois écorchés vifs pour un « luxe » cruel, inutile, tout cela m’écœure et me scandalise."





Interview de Brigitte Bardot parue aujourd'hui dans "le Matin" :
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suis...?contenu=296626
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