TEMOIGNAGES des MEMBRES de VLC sur la DYSPLASIE COXO-FEMORALE
Parce que je suis arrivée en urgence sur ce site le 31.10.06, à la recherche de renseignements concernant la dysplasie coxo-fémorale (dysplasie des hanches)… Je songeais depuis un petit moment à faire un post utile à toutes les personnes désemparées qui arrivent avec quantité de questions relatives à cette maladie, peu connue du grand public…
Tout d’abord quelques coordonnées utiles :
LES 4 ECOLES NATIONALES VETERINAIRES EN FRANCE :
Maisons-Alfort : Tél. 01.43.96.23.23 site
www.vet-alfort.frCentre antipoison : Tél. 01.48.93.13.00
Lyon : Tél. 04.78.87.25.25 site
www.vet-lyon.frCentre antipoison : Tél. 04.78.87.10.40
Nantes : Tél. 02.40.68.77.77
Centre antipoison : Tél. 02.40.68.77.40
Toulouse : 05.61.19.38.00
Centre antipoison : Tél. 05.61.19.39.40
CENTRE DE REEDUCATION FONCTIONNELLE (PISCINE):
UMES = Unité de médecine de l’élevage et du sport.
Résidanat de l’élevage canin – Ecole vétérinaire. 7, ave. Ch. De Gaulle 94700 Maisons-Alfort Tél. 01.43.96.71.04 – Fax 01.43.75.12.10 Site :
www.umes-enva.comBSAL : Banque de sang animal de Lyon (dépend de l'école Nationale Vétérinaire de Lyon)
Tél. 06.19.20.75.22 Site
www.vet-lyon.fr Rubrique autres services....
IFOREC : Institut Français d’ostéopathie pour réadaptation équine et canine.
Directeur Michel GARCIA : 12 bd de la Plaine 04100 MANOSQUE Tél. 04.92.87.44.85.
www.osteo-equine.netwww.osteopathie-france.net/Therapeutique/iforec.htmAutres sites ostéopathes :
www.vétosteo.fr
www.osteopathie-france.net/Therapeutique/animaux.htm Sites vétérinaires ostéopathes :
www.osteo4pattes.netwww.forum.osteo4pattes.euwww.osteopathe-veterinaire.euBUT DE CE POST : :
A - Informer les gens sur la maladie en elle-même : - Protocole de radiographie des hanches.
- Information SCC du 13.07.07 sur le protocole de radiographie.
- Les degrés de dysplasie.
- Les différentes interventions chirurgicales actuellement proposées.
B - Offrir aux gens la possibilité de témoigner sur la maladie de leur chien : - Identité de l’animal (Nom, race, âge, mâle ou femelle…)
- Radios à l’appui si possible,
- Avis des divers vétérinaires, orthopédistes, ostéopathes intervenus lors du diagnostic et leurs conclusions.
- Les témoignages AVANT et APRES en cas de chirurgie, le type d’intervention TOB, RTCF ou PROTHESES, la convalescence et la rééducation… L’opération du second membre…
- Les solutions proposées pour chaque cas, les traitements divers proposés :
. médicamenteux (le nom des médocs en pointillés SVP – Pour plus de détails = MP),
. alimentaires (croquettes spécifiques idem…),
. compléments alimentaires à base de chondroïtine, glucosamine.
. exercices spécifiques, ou simplement hygiène de vie adaptée.
A - INFORMER LES GENS SUR LA MALADIE EN ELLE MEME : PROTOCOLE DE RADIOGRAPHIE DES HANCHES :
Pour détecter UNE DYSPLASIE DES HANCHES il faut impérativement attendre que la croissance du chien soit terminée. C'EST TRES IMPORTANT au vu du protocole lié à la radiographie (chien anesthésié, installé sur le dos, les pattes attachées et mises en hyper extension...).
Pour satisfaire au protocole, les fémurs doivent être parfaitement parallèles, les rotules au zénith, ce qui n'est possible qu'en étirant le chien, comme le montre le croquis, chacun tire avec force de son coté tout en effectuant un mouvement de rotation sur les fémurs, de façon à ce que les rotules soient au zénith. Pour pouvoir obtenir ce positionnement peu naturel pour un quadrupède, la majorité des vétérinaires trouve plus confortable d' anesthésier le chien (ce qui, non seulement comporte le risque inhérent à toute anesthésie, mais modifie bien évidemment le tonus musculaire, ce qui, ajouté à la laxité ligamentaire propre aux jeunes chiens peut, dans les cas où il n'y a pas de lésions, donner une radio qui n'a pas la moindre signification, la mesure de l'angle de Norberg n'ayant aucune valeur chez un chien n'ayant pas terminé sa croissance).
Il n'est pas difficile de comprendre que ce genre de manipulation peut, en outre, chez un chien en pleine croissance, provoquer une luxation artificielle de la hanche.
INFORMATION IMPORTANTE :
La SCC en date du 13 juillet 2007 a fait le communiqué suivant: Lorsqu'un vétérinaire pratique une radiographie sur un chien afin de déterminer s'il souffre ou non de dysplasie de la hanche, il doit pratiquer une anesthésie ou donner un sédatif afin que les muscles se relâchent lors de la radiographie.
Dans un mail du 13/07/07, le Professeur Genevois précise : La circulaire FCI étant très précise, les radiographies sur animaux vigiles ne pourront plus faire l'objet d'une interprétation officielle. Pour permettre aux personnes qui disposent de clichés déjà effectués cette décision (refus d'interprétation) sera mise en application qu'à partir du 1er octobre 2007.:LES DEGRES DE DYSPLASIE
La dysplasie se mesure actuellement par l’analyse d’un cliché radiographique des hanches en extension. Ensuite la lecture se fait par deux points précis :
- La qualité de l’acétabulum (cavité dans l’os de la hanche), qualité de la tête de fémur, et congruence (accord) entre ces deux parties de l’articulation.
- Mesure de l’angle de Norberg-Olsson (voir schéma ci-dessous)
Stade A signifie indemne de dysplasie: la coaptation entre la tête fémorale et l'acetubulum est parfaite et l'angle de Norberg-Olsson est supérieur ou égal à 105°.
Stade B signifie hanche sensiblement normale: ce stade correspond à deux possibilités, soit la coaptation entre la tête fémorale et l'acetabulum est bonne et l'angle de Norberg-Olsson est compris entre 100 et 105° soit la coaptation entre la tête fémorale et l'acetabulum est imparfaite et l'angle de Norberg-Olsson est supérieur ou égal à 105°.
Stade C signifie dysplasie légère : la coaptation entre la tête fémorale et l'acetabulum est imparfaite et l'angle de Norberg-Olsson est compris entre 100 et 105°. Il peut y avoir présence de légers signes d'arthrose.
Stade D signifie dysplasie moyenne : la coaptation entre la tête fémorale et l'acetabulum est mauvaise et l'angle de Norberg-Olsson est compris entre 90 et 100°. Il peut y avoir présence de signes d'arthrose.
Stade E signifie dysplasie sévère : l'angle de Norberg-Olsson est inférieur à 90 ° et on note une surluxation avec d'éventuels signes majeurs d'arthrose.
LES LIMITES DE LA METHODE :
Une des grosses difficultés est la détermination des centres des têtes de fémur puisqu’ils déterminent une des droites de base pour mesurer l'angle de Norberg-Olsson.
Une erreur de 1 mm peut provoquer un écart de 3° dans la mesure de l'angle !
L'autre vient de la position requise pour la réalisation de la radio qui entraine une torsion des tissus mous de la hanche et tend à remettre les têtes fémorales à leur place dans l'acétabulum, ce qui peut masquer une subluxation. Ce.qui entraine l'apparition de faux négatifs !
CONCLUSIONS :
Il s'avère que la dysplasie coxo-fémorale est un sujet extrêmement complexe.
Origine génétique de type quantitatif, c'est à dire que même un sujet indemne porte surement des gènes qui génèrent la dysplasie.
Même génétiquement dysplasique, un chien peut avoir des hanches en état !
Intervention directe de multiples facteurs : alimentation, exercice, traumatisme pendant la croissance du chien…
Méthode de lecture qui nécessite une extrême précision pour la mesure de l’angle et qui peut générer de faux négatifs.
Par contre, une chose est sûre, une bonne voire une excellent musculature de fond, aide beaucoup au maintien des os du bassin en place, et permet même en cas de pépin de limiter les difficultés rencontrées à de l'arthrose.
TRAITEMENTS CHIRURGICAUX de la DYSPLASIEPlusieurs techniques chirurgicales sont utilisées. Aujourd’hui ces procédures permettent d’espérer un pronostic favorable chez la presque totalité des patients souffrant de dysplasie de la hanche :
- La TOB : triple ostéotomie du bassin

- La RTCF : résection de la tête du col du fémur

- La prothèse totale de hanche
La TOB : elle est considérée comme le traitement de choix de la dysplasie :
- Elimine la douleur
- Permet un retour à une vie active
- Arrête ou ralentit significativement la progression de l’arthrose
- Préserve l’articulation coxo-fémorale.
Principe : L’hémipelvis est sectionné à trois endroits afin de permettre une rotation ventrolatérale de l’acétabule. L’hémipelvis est fixé dans cette position à l’aide d’une plaque orthopédique spécialement conçue. Cette relocalisation de l’acétabule assure une couverture acétabulaire pour la tête fémorale et en conséquence une meilleure congruence articulaire.
Candidats : Les candidats à ce type de chirurgie doivent répondre à des critères bien précis, ces patients sont encore en période de croissance et la maladie est au début de son évolution.
- Présence clinique ou radiologique de laxité articulaire dynamique,
- L’articulation coxo fémorale doit être encore saine : tête fémorale ronde et acétabule profond.
- Le cartilage articulaire doit être intègre,
- Absence de lésions d’arthrose ou arthrose minimale.
- Evide.
Postopératoire : Repos complet 6 à 8 semaines.
Complications : Peu fréquentes et généralement sans séquelles permanentes :
- Déficit neurologique (neuropraxie du nerf sciatique)
- Défaillance des implants
- Infection.
Chirurgie du membre opposé : 2 à 6 semaines suite à la première intervention. La venue de nouveaux implants permet aujourd’hui d’opérer simultanément les deux hanches.
LA RTCF : Pour des raisons économiques et techniques, cette chirurgie est la plus utilisée dans le traitement de la dysplasie de la hanche :
- Elimine la douleur dans + ou – 85 % des cas.
- Permet un retour à une vie fonctionnelle
- Degré d’activité variable selon le patient
- Résultats difficiles à prévoir chez les plus gros chiens (> 25 kg)
- L’articulation n’est pas préservée.
Principe : Il y a l’exérèse de la tête et du col fémoral. L’articulation sera dorénavant supportée par la musculature locale et par la formation d’une fausse articulation fibreuse. L’amplitude de mouvement définitive de cette fausse articulation est dépendante de « l’élasticité » du tissu fibreux. Le succès de l’intervention repose sur l’utilisation rapide du membre opéré (élasticité accrue du tissu fibreux)
Candidats : Théoriquement tous les chiens peuvent subir cette intervention par contre le pronostic varie s’un sujet à l’autre selon les caractéristiques physiques et son tempérament. Les meilleurs candidats sont :
- Tempérament fougueux, actif malgré la maladie.
- Masse et tonus musculaire acceptable.
- Chien de moins de 25 kg.
Postopératoire :
- Favoriser l’utilisation rapide du membre,
- Analgésie prolongée pour favoriser l’utilisation du membre,
- Physiothérapie.
Complications : Elles sont rares :
- douleur persistante due à un contact « os-os » entre le site d’ostectomie fémorale et l’acétabule.
Chirurgie du membre opposé : respecté un minimum de 8 semaines entre les deux interventions. Idéalement le membre opposé est opéré lorsque le premier est fonctionnel et non douloureux (4 mois et plus).
PROTHESE TOTALE DE HANCHE : C’est la meilleure alternative à la TOB du point de vue fonction et mécanique de la hanche, surtout chez les très gros chiens. Son prix en limite par contre l’utilisation :
- Elimine la douleur,
- Utilisation rapide du membre,
- Retour à une vie active,
- Améliore le pronostic des chiens de grandes races et races géantes.
- L’articulation n’est pas préservée.
Principe : Il y a exérèse de la tête fémorale et d’une portion du col fémoral et mise en place d’une prothèse fémorale. Il y a approfondissement et modelage de l’acétabule puis mise en place de la prothèse acétabulaire. La prothèse est maintenue en place à l’aide de ciment à os (polyméthylmétacrylate) pour les prothèses cimentées ou à l’aide de vis pour les prothèses non-cimentées.
Candidats : Tout comme la RTCF cette méthode en est une de dernier recours. Elle est généralement recommandée lorsque les symptômes sont persistants et qu’ils entraînent un inconfort chronique et non traitable par l’approche conservatrice. Certains critères doivent être respectés :
- Chiens de plus de 20 kg,
- Chiens dont la période de croissance active est terminée,
- Absence de problèmes neurologiques concomitants,
- Absence de toutes sources d’infection (dermatite, cystite, otite…) lorsque la prothèse utilisée est cimentée.
Postopératoire : Repos complet 8 semaines et réévaluation annuelle.
Complications : Selon le type de prothèse utilisé, le taux de complications varie de 5 à 15 %. Elles sont souvent majeures et nécessitent généralement une seconde intervention chirurgicale :
- Luxation de la hanche,
- Décollement aseptique de l’implant,
- Décollement septique de l’implant (ostéomyélite),
- Fracture.
Chirurgie du membre opposé : respecter un minimum de 16 semaines entre les deux
[b]B - Offrir aux gens la possibilité de témoigner sur la maladie de leur chien : Maintenant place à vos témoignages…. Merci d’avance à tous pour votre collaboration à ce post !
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