Fany27 :
Je suis morte de rire, particulièrement quand tu parles de l'émission de pets.
Lorsque je suis née, quelques jours après, mon père a ramené un petit carlin à la maison. Il avait le même âge que moi. Son pedigree indiquait qu'il s'appelait Nero de Cloche Gourde (ce qui lui allait très bien) mais mes parents ont préféré le nommer GUSTAVE.
Nous avons fait nos premiers pas ensemble, on a partagé la même existence tous les deux jusqu'à ce nous atteignons tous les deux l'âge de 15 ans.
Moi, le premier souvenir que j'ai de ma vie c'est : assise contre un mur sur la pelouse de la maison, au soleil, Gustave à mes côtés. Il me suivait partout. Nous avions aussi un BA, qui était chargé de garder la maison mais qui s'est aussi occupé de l'éducation de Gustave.
Tant et si bien que pour finir, on a songé que de par son comportement, Gustave croyait être un BA. En effet, plus tard, chaque fois qu'il croisait un BA, il l'attaquait violemment. Tandis que le BA le regardait l'air étonné l'air de se dire : "c'est quoi ce petit qui tourne autour de ma tête en gueulant ???"-
On a énormément ri au contact de ce chien, qui effectivement s'est montré très intelligent et.... extrêment cabotin.
Quant aux émissions de pets : je crois que j'en pourrais faire un bouquin.
Par exemple, lorsque nous étions tous devant la télé, Gustave étant confortablement installé dans le canapé soudain pétait bruyamment. Personne ne bougeait. Mais, lorsqu'on entendait juste un léger souffle traversant la pièce, alors là, c'était la débandade générale, chacun allant se réfugier dans sa chambre (une puanteur atroce).
Un jour, il a émit cette sorte de souffle discret. Il était couché sur le canapé à côté de mon père. L'odeur puissante l'a brusquement réveillé et il a foudroyé mon père du regard l'air de dire : "non, mais t'as vu ce que tu as fait ?".
Le dimanche, mon père - excellent cuisinier - passait la matinée dans la cuisine à nous préparer des repas majestueux. Gustave ne le quittait pas d'une semelle : il avait droit aux restes et donc se faisait un devoir de l'assister. Ce sont les seuls moments où je n'ai pu attirer son attention.
Enfin, Gustave avait le don de faire fuir les fiancés potentiels de ma grande soeur : chaque fois que l'un d'entre eux était invité à manger chez nous, ma mère sortait les plus beaux plats, achetait les plus belles fleurs et mon père mijotait l'une de ses meilleures recettes.
Gustave accueillait très poliment l'invité, assistait au début de nos agapes, et enfin se mettait systématiquement à vomir aux pieds du monsieur. Ma soeur était ivre de rage tandis qu'avec ma mère, on allait se cacher à la salle de bains, pour pouvoir "pouffer de rire" paisiblement.
Enfin, quand Gustave était réprimandé, il avait trouvé un truc pour nous faire fondre : il allait bouder sous les rideaux vénitiens de la chambre à coucher de mes parents et s'arrangeait pour qu'ils lui couvrent les oreilles, comme un voile, en prenant un air sinistre.
Alors dans ces cas-là, on le cherchait partout dans la maison. Et quand enfin l'un de nous le retrouvait, sous le rideau, dans cette posture, il avertissait les autres : "C'est rien, Gustave fait à nouveau son Andalouse !!!".
Non. Pour tout vous dire, le carlin est un chien génial, magique, avec lequel on rit énormément et très attachant.
Voilà maintenant je m'arrête, sinon je vais vous assommer.
Mais ça m'a fait plaisir, ce petit post, ça a ranimé de bons souvenirs.
Serenade
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Dans l'écriture, la main parle; et dans la lecture, les yeux entendent les paroles.