L'origine des groupes de races de chiens
Catégorie : Races de chiens
Publié par Mag le 11/12/2006
Les races de chiens officiellement reconnues sont classées en 10 groupes distincts, eux-mêmes divisés en sections, créés en fonction des origines, des comportements et spécificités de chaque race.

Groupe 1 - Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses)

Toutes les races appartenant à ce groupe sont issues de chiens qui aidaient les bergers et bouviers il y a plusieurs siècles. On les dressait pour maintenir les troupeaux rassemblés et les empêcher d'approcher des champs cultivés. Ces chiens devaient être indépendants et faire preuve d'initiative. C'est pourquoi de nombreuses races de chiens de berger se sont également affirmées comme chiens de garde et de défense.

Groupe 2 - Chiens de types Pinscher et Schnauzer - Molossoïdes - Chiens de montagne et de bouvier suisses - Autres races

Les races classées dans ce groupe ont des origines très diverses. Certaines furent dressées pour le combat et la défense, comme le Bulldog ou le Bullmastiff, d'autres étaient utilisées pour garder les troupeaux ou porter secours aux personnes égarées, comme le Saint-Bernard. Ce groupe compte aussi des chiens d'agrément (Pinsher nain par exemple).

Groupe 3 - Terriers

Leur nom dérive du latin terra, la terre, et indique qu'à l'origine ces chiens chassaient ou faisaient sortir de leur terriers renards et blaireaux. Ce sont des animaux de taille moyenne, courageux et indépendants. En raison de leurs qualités remarquables, les terriers furent croisés avec d'autres races, en particulier avec des chiens courants, et ainsi naquirent des races de terriers adaptées à d'autres tâches. Beaucoup comptent parmi les chiens d'agrément.

Groupe 4 - Teckels

L'origine de ce groupe de races est à rechercher parmi les chiens courants. Ils constituaient une forme autonome, à pattes courtes, qui par la suite fut élevée en Europe pour le travail dans les terriers de blaireaux et de renards. Compte tenu de leur mission, on peut les comparer aux terriers élevés dans les îles britanniques.

Groupe 5 - Chiens de type Spitz et de type primitif

Ce groupe très hétérogène comprend les chiens nordiques, les Spitz allemands, le Spitz italien, les Spitz asiatiques (et les races apparentées) ainsi que les races de type primitif, c'est-à-dire les chiens semi-sauvages africains et asiatiques. Les chiens nordiques et les Spitz sont utilisés traditionnellement pour la garde, la chasse, pour traîner des charges ou tirer des traîneaux; les chiens primitifs sont employés pour la chasse uniquement.

Groupe 6 - Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées

En général, on peut dire que ce groupe est celui des chiens chargés de poursuivre le gibier, d'empêcher sa fuite et de donner au chasseur l'occasion de l'abattre. Selon les différentes types de races, la méthode de travail des chiens courants est différente. De nombreuses races suivent la piste lentement, d'autres poursuivent le gibier en meute, à grand renfort d'aboiements, et l'attrapent ou le rabattent vers le fusil du chasseur. Les chiens de recherche au sang traquent le gibier blessé, surtout les cerfs, les chevreuils et les sangliers. Ils doivent être capables de suivre la trace d'un animal pendant 24 heures et parfois plus.

Groupe 7 - Chiens d'arrêt

Tous les chiens d'arrêt continentaux se sont développés à partir des chiens courants. Dès le VIème siècle avant J.-C., l'historien grec Xenophon mentionne des chiens courants qui, au lieu de poursuivre le gibier, s'arrêtent, immobiles et la tête dressée, dés qu'ils l'ont flairé. A l'origine, ce comportement n'était pas souhaité, mais plus tard on utilisa de tels chiens pour la chasse aux oiseaux avec filet et en fauconnerie. On trouve également dans ce groupe les chiens d'arrêt continentaux, les chiens d'arrêt des îles britanniques, mais aussi les Epagneuls allemands et les Epagneuls français, qui constituent en fait une transition entre les chiens courants et les chiens d'arrêt. Les chiens d'arrêt continentaux trouvent une large utilisation. Les chiens d'arrêt des îles britanniques, Pointers et Setters, que les chasseurs britanniques ont transformés en véritables spécialistes, doivent flairer le gibier rapidement et de très loin et indiquer l'endroit où celui-ci se trouve. Ils ne doivent pas rapporter le gibier abattu car c'est la tâche du Retriever qui est classé dans le groupe suivant.

Groupe 8 - Chiens rapporteurs de gibier - Chiens leveurs de gibier et broussailleurs - Chiens d'eau

Ce groupe réunit des chiens de chasse très spécialisés. Le Retriever accompagne le chasseur et, sur ordre de celui-ci, suit le gibier touché ou blessé et le rapporte. Ce travail complète donc parfaitement celui des chiens d'arrêt des îles britanniques. Les Spaniels sont chargés de débusquer le gibier en terrain accidenté ou couvert d'un tapis végétal dense. En terrain marécageux, dans l'eau et dans les roseaux, ce sont les chiens d'eau qui s'affirment comme de parfaits limiers. Certaines races sont uniquement élevées pour la chasse mais la plupart des chiens de ce groupe font de merveilleux compagnons et trouvent donc une large utilisation.

Groupe 9 - Chiens d'agrément et de compagnie

Dans ce groupe, on trouve des races diffèrentes. Elles appartiennent souvent aux groupes précédents, mais toutes se caractérisent par le fait qu'elles fournissent d'excellents compagnons pour la maison.

Groupe 10 - Lévriers

Les chiens de ce groupe ont une manière particulière de chasser. Ils ne se laissent pas guider par leur odorat mais par leur vue et ils ne poursuivent donc que le gibier qu'ils voient. Dans de nombreux pays, par exemple en Iran et en Afghanistan, les chasseurs emportaient leurs Lévriers sur la selle des chevaux et des chameaux et ne les lâchaient que lorsque le gibier était en vue. Actuellement, certaines races de Lévriers sont élevées à des fins purement sportives - comme chiens de course. Les autres Lévriers sont utilisés comme chiens d'agrément. Les Lévriers appartiennent à un groupe de chiens très ancien. Il y a 5000 ans, les Egyptiens les représentaient déjà dans leurs palais et dans leurs tombeaux.

Sources: L. J. Dobroruka, "Chiens", Collection Gründ, Librairie Gründ, 1990, Paris, France.

Ainsi que mes propres observations ...